Quand recruter c’est galèrer

Recruter n’a jamais été aussi compliqué !

 

Cela fait 20 ans que je suis dans l’esthétique, et franchement en ce moment j’interviens de plus en plus pour des recrutements…

Pour moi, rien d’anormal puisque j’aide des chefs d’entreprise, le recrutement peut donc faire partie des étapes difficiles à passer.

Cependant, je dois bien avouer que depuis quelques années (2 pour être précise), il devient compliqué de recruter.

C’est une des conséquences du succès de notre profession !
Non pas comme on voudrait nous l’expliquer, la faute à une génération X ou Y…

Le problème quand une profession est à la mode ? Tout le monde s’y précipite pensant qu’il y a un max d’offres et où de débouchés parce que c’est dans l’air du temps…

Le paradoxe pour notre profession ?  Il y a énormément de candidates, trop peut-être, et surtout il y a beaucoup de touristes !

Les touristes en esthétique, tu peux les reconnaître rapidement.

Elles sont là un peu par hasard, oui car elles se sont perdues en route… Elles ont choisi une profession par dépit…Alors que notre métier nécessite une passion intense !
Parfois même elles ont eu la chance d’avoir des parents avec des moyens (pour régler les frais de scolarité), et quelques fois elles ont aimé apprendre ce métier.

Mais bien souvent …

Elles n’avaient pas envisagé que le métier d’esthéticienne nécessitait bien plus qu’une belle coiffure, et qu’un maquillage réussit.

Elles n’avaient pas compris qu’elles seraient occupées à 70% de leur temps par les épilations, et que le maquillage ne serait présent qu’à de rares instants dans leur parcours professionnel.

Elles n’avaient pas encore à l’idée que notre métier était en fait du commerce et que par conséquent, il leur faudrait travailler lors des moments de fêtes, de vacances, et les samedis…

Qu’elles auraient des horaires parfois un peu décousus par rapport aux amis et à la famille, qu’elles seraient surement en retard pour les fêtes du samedi soir.

Qu’une bonne condition physique serait un vrai plus, pour tenir dans la durée,

Et la liste est encore longue…

 

Alors que fait-on, pour bien recruter ?

On repense notre entretien d’embauche et puis c’est tout !

On réfléchit à son employée idéale, on liste ce que l’on veut qu’elle soit comme esthéticienne pour coller au mieux à notre univers, on se fait une priorité d’être juste et surtout réaliste…

Personne ne sera aussi bien que nous puisque, c’est notre institut de beauté, c’est notre bébé.
On privilégie l’esprit d’autonomie, la bonne volonté, le professionnalisme, l’empathie…

On fait une belle annonce qu’on diffuse partout sauf sur Pôle emploi…

On prépare un entretien type avec le déroulé parfait de tout ce que l’on a besoin de savoir et ou de voir exécuté pour faire son choix avec le plus de facilité possible.

Dans l’idéale, on devrait la regarder travailler, et la faire travailler sur nous, afin de voir son geste et aussi de pouvoir le ressentir.

On devrait lui poser une question nous permettant de voir si elle est capable de trouver une solution à un problème avec une cliente sans nous chercher dans tout l’institut à chaque fois.
On devrait lui demander comment elle voit l’évolution de son avenir dans l’esthétique, histoire d’avoir une idée de ces envies et besoins.

On devrait lui expliquer clairement ce que l’on attend d’elle et lui dire qu’elle va signer un contrat stipulant tout ce qu’on vient de lui expliquer (prévenu + signé = on était prévenu…)

On peut rajouter plein de choses, mais, surtout on devrait s’entourer d’un spécialiste !

UN JURISTE !

Parce qu’un comptable fait des contrats de travail standard…Ça dépanne, mais ce n’est pas le TOP pour bien paramétrer les éventuels problèmes d’un contrat de travail à la va vite !

Alors chez toi ça se passe comment ?

C’est plutôt Galère ou c’est plutôt je gère ?

 

10 Comments on Quand recruter c’est galèrer

  1. Flo
    5 mars 2017 at 21 h 26 min (3 mois ago)

    Plutôt très galère impossible de trouver une apprentie…….

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    • Aurélie
      10 mars 2017 at 11 h 08 min (3 mois ago)

      Oui chez les apprenties aussi les touristes sont partout !

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  2. Vanessa Rondeau
    5 mars 2017 at 23 h 21 min (3 mois ago)

    Tout à fait d’accord ! Je trouve qu’aujourd’hui trouver « la perle rare » est très compliqué. Le terme « touriste » me plaît assez! Du coup je préfère rester seule et assumer, plutôt qu’être mal accompagnée.
    Rendez-vous le 2 avril

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    • Aurélie
      10 mars 2017 at 11 h 07 min (3 mois ago)

      Avec Plaisir Vanessa !

      Répondre
  3. Fanny
    6 mars 2017 at 0 h 23 min (3 mois ago)

    Merci pour cet article qui tombe à point !
    Entretien demain!!!

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    • Aurélie
      10 mars 2017 at 11 h 07 min (3 mois ago)

      Ah super Fanny !

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  4. Nathie
    26 mars 2017 at 8 h 13 min (2 mois ago)

    Bonjour .
    Je vois ce que chacun des commentaires veut dire en matière de ressenti .
    Je pense que pour le recrutement d’une salariée formée, au delà des critères purement techniques, on doit s’attacher à comprendre son fonctionnement (veut elle récupéré ses heures en plus ou être payée. ..)
    Pour une apprentie : c’est plus compliqué car en première année, elle n’a rien de technique à nous montrer .
    Moi je regarde ses activités de loisirs et je donne des points en plus aux sports collectifs ou à l’équitation, à celles qui sont investies dans des associations. …
    Une fois que le recrutement est fait , en tant que manager nous avons aussi un rôle dans la création de notre employée modèle ( et sa commence de suite par son accueil, ses tâches précises. …) Une nouvelle salariée n’est pas banquable de suite(d’où la période d’essai).
    Par ailleurs, lors de stage tuteur , certains des participants (patron) racontaient toujours les mêmes anecdotes sur leur expérience de recrutement avec des apprenties ou des salariés différents : c’est drôle mais pour moi la seule chose qui ne changeait pas c’était le patron lui même (ce remettre en question est difficile) .
    Ce n’est pas parce qu’on est une super esthéticienne avec nos clients qu’on est un bon manager.
    Faites des formations de manager ou de tuteur car soit vous avez le gène de la pédagogie en vous et cela se passe pas trop mal naturellement soit nous ne l’avez pas et même avec une formation ce ne sera pas simple …
    Je me permets de dire cela car j’ai formée 10 apprenties (CAP/BP) et j’ai eu 2 salariées dont une pendant 10 ans et qui est partie pour cause d’éloignement géographique …seule une jeune fille (dont la maman vivait son ambition personnelle à travers sa fille ) était une touriste cachée dans le corps d’une jeune motivée .
    Conclusion : c’est formidable de transmettre son savoir et une jeune salariée (BP) est encore une salariée modèle en devenir et le modèle c’est nous même.
    Merci pour cet espace de paroles

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    • Aurélie
      29 mars 2017 at 13 h 59 min (2 mois ago)

      Bravo Nathie !
      effectivement ce n’est pas toujours la faute des autres…
      La remise en question quand on est chef d’entreprise et manager doit être quotidienne!

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  5. Laetitia
    27 mars 2017 at 9 h 23 min (2 mois ago)

    Le test en cabine est à mon avis un vrai révélateur. Il m’est devenu indispensable. Je lui propose de décorer et d’installer son plan de travail et de me présenter le soin avant de le réaliser. Elle doit aussi me proposer des produits à la vente. Et bien la dernière ne s’est même pas lavé les mains avant de commencer 🙁 ! Le stress s’en doute !

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    • Aurélie
      29 mars 2017 at 13 h 55 min (2 mois ago)

      OUi Laetitia nous avons parfois de belles surprises en effet !

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