Mon CA, mes ventes et… Moi

coach-secret

Ah, le chiffre d’affaires, les ventes…

Ils font tellement partie de ta vie de chef d’entreprise, qu’ils sont devenus tes amis de chevet !

Ils se permettent même le luxe de s’inviter dans tes rêves, les transformant en véritables cauchemars…

Et toi dans tout ça ?

Tu passes ton temps à te mettre la pression, à appréhender chaque moment où tu vas essayer de vendre un produit à une cliente. Parce que c’est compliqué pour toi de « faire de la vente », parce que toi (quand tu te retrouves cliente) quand on vient te proposer un article tu ne le vis pas bien, alors tu t’identifies à tes clients, te privant de la dose de recul nécessaire à ton business…
Oui parce qu’en bonne professionnelle que tu es, tu ne peux pas t’empêcher de penser que c’est la crise et que de ce fait ce n’est pas simple pour cette cliente, et en plus elle à trois enfants, et comme en plus il faut qu’elle paye sont loyer…

Oui c’est tout à ton honneur, car la pharmacienne du coin de la rue est ravie que tu fasses si  bien ton job car du coup, elle vend les produits que tu as conseillé, mais que tu n’as pas vendu étant donné que tu as culpabilisé de faire ton job et que donc tu as préféré battre en retraite et stopper ta vente en plein milieu…
Sauf que voilà : la cliente tu lui as mis l’eau à la bouche, tu lui as expliqué qu’elle ne faisait pas comme il faut pour entretenir sa peau (et elle l’a parfaitement compris), et que du coup, elle ne pouvait pas obtenir le résultat escompté (hé oui madame…). Et ça tu l’as super bien fait, c’est normal ! c’est ton job tu connais tout ça sur le bout des doigts, tu sais ce que tu dis, pourquoi tu le dis, et tu en es convaincu ça se sent dans ta voix.
Mais comme tu n’as pas conclu ta vente, elle (ta cliente), elle a besoin de ce produit maintenant qu’elle a compris ce que tu lui as expliqué. Evidemment elle ne peut plus se démaquiller au savon de Marseille ! Il le lui faut ce fameux démaquillant crémeux avec sa petite éponge toute douce qu’on passe sous l’eau tiède…Et en plus c’est super agréable…
Alors elle fait quoi maintenant cette petite cliente dis-moi ?
Hé bien elle va aller toute seule comme une grande fille s’acheter son produit dont elle a tant besoin !
Et TOC !
S’offre alors à elle deux possibilités, soit la grande surface en même temps qu’elle fait ces courses, soit la pharmacie. Elle choisira la pharmacie parce que c’est rassurant, et une professionnelle viendra attester tout ce que tu as dit à cette cliente, oui parce que la cliente va dire que c’est TOI qui lui as dit QUE… C’est cool non ? elle te fait même de la pub ;-). Adorables ces clientes je te dis !

Ah ah ah, avoue tu me détestes !

C’est pourtant ce qui se passe.

Mais ce qu’il y a de bien c’est que tout va bien, puisque tu peux tout changer dès demain !

Aller c’est parti on se met au boulot !

Pour commencer, tu devrais penser à toi autrement, oui parce que, ce qui te pose problème c’est cette étiquette de vendeuse…
Tu dois donc t’en trouver une autre, au besoin tu peux t’en fabriquer une, tu peux être la super conseillère, tu peux être la bonne copine (c’est pour la métaphore… la bonne copine étant celle qui aide et conseille l’autre, celle sur qui on peut compter), la vraie pro, la mademoiselle Larousse de la beauté au quotidien = demande moi n’importe quoi je te répondrai en 1 min chrono etc…
Bref change le regard que tu as sur toi et sur « ton rôle », puis ensuite celui des autres changera sur toi. D’ailleurs ça ne fonctionne que dans ce sens.

Puis tu vas adopter une autre attitude, avec un détachement qui te permets de prendre un max de recule sur la situation.

Ce qu’il te faut comprendre c’est que tu fais ton job ! Et que ton job c’est de prendre soin des autres…Mais pas uniquement de leur frimousse entre tes mains !
Prendre soin de l’autre ce n’est pas juste lui faire des papouilles, c’est aussi lui dire STOP ça ne va pas, ce n’est pas bon pour toi…
Comme avec une personne que tu aimes et à qui tu voudrais offrir le meilleur.

En gros il faudrait pouvoir parler comme avec une personne à qui l’on veut du bien.

« Tu sais ce que tu fais, ce n’est pas l’idéal, je peux te montrer autre chose, une autre manière de procéder, et tu pourras juger ensuite, je t’assure ça vaut le coup d’essayer, tu veux bien ? »

Bien sûre tu ne peux pas parler comme ça à ta cliente, mais l’idée est là, c’est exactement ça qu’elle doit ressentir à travers tes mots et ta façon de la prendre en charge.

Tu comprends ?

Ça forcément, ça change tout !
Ça change ta façon de procéder, tu n’es pas vendeuse, tu es celle qui aide à penser que…c’est possible de faire les choses autrement, c’est quand même complétement différent non ?

Du coup tu es vraiment plus à l’aise (et ça se sent !) ta cliente n’a pas le sentiment de tomber dans un guet-apens, ou d’être prise au piège.

Tu proposes, conseilles et expliques et l’autre (client) dispose. Comme tu fais bien ton job avec cette nouvelle étiquette que tu t’es créée, l’autre dispose bien puisqu’il achète !

Et voili voilou, pas de quoi en faire un fromage !

Alors, c’est qui le Patron ?

 

 

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